Bibliothérapie créative

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En cette fin d’année j’ai pu rencontrer Régine Détambel, auteure de l’ouvrage « Les livres prennent soin de nous » et suivre avec elle, dans sa résidence de Montpellier, une formation à la bibliothérapie créative qu’elle tend à faire connaître et à développer en France.

Cette formation me confirme que les écrits littéraires et les contes qui nous accompagnent dans nos vies constituent de véritables « médicaments » naturels qui nous aident à mieux comprendre le monde, à relativiser nos difficultés et à prendre du recul.

J’anime des ateliers de bibliothérapie créative avec des publics divers (adultes et familles, personnes âgées, …) en groupe ou en individuel. Il s’agit ainsi de lire et faire lire lors de ces ateliers menés dans un esprit toujours ludique des textes littéraires, contes et parfois de les créer avec les participants autour d’un thème, d’une situation, d’un objet, d’une chanson.

Mon idée force : le développement de la créativité, la remobilisation de notre imaginaire au service du mieux être de chacun.

En fonction des besoins cette approche est menée seule ou en complément d’autres de mes techniques (coaching narratif, hypnose Ericksonienne …).

Intervention personnalisée et tarif sur demande

 

Pour mieux comprendre la bibliothérapie et ses effets

La bibliothérapie est l’utilisation d’un ensemble de lectures sélectionnées en tant qu’outils thérapeutiques, en médecine et en psychiatrie ; et un moyen de résoudre des problèmes personnels par l’intermédiaire d’une lecture dirigée.

Aujourd’hui particulièrement développée dans les Pays anglo-saxons, la bibliothérapie est utilisée en En Grande-Bretagne par exemple par des médecins qui vont prescrirent un livre dont le patient va s’auto-administrer une dose, sous forme de lecture. Il va emprunter ce livre dans une bibliothèque thérapeutique.

En 1916 / Premières expériences cliniques de bibliothérapie en Alabama pour soulager les troubles psychologiques des militaires de la Première Guerre Mondiale.

Objectifs :

  1. Comprendre, découvrir

Le livre permet de rendre le monde intelligible. Pendant la lecture s’opère la compréhension d’un élément décisif qui dénoue les conflits intérieurs générant un vécu émotionnel fort et positif.

Après l’éveil vient l’apprentissage : identifier le problème, comprendre son malaise diffus, le nommer : « J’ai eu l’impression de pouvoir mettre des mots sur la difficulté que je vivais… »

  1. Un accompagnement, une intensification

S’identifier au personnage de l’ouvrage, comprendre qu’on n’est pas seul dans cette situation, lutter contre le désespoir de l’isolement.

  1. Le livre crée une distance

Relativiser, s’évader de ses prisons intérieures, développer un autre point de vue, un autre angle de vue, prendre du recul. Le lecteur, porté par le récit, échappe au moins transitoirement à l’angoisse, la tristesse, l’anxiété.

Les pensées du lecteur sont chassées par celles que le récit impose. C’est le mouvement de réinterprétation du sens du monde, donc de ma vie, qui offre ce sentiment de liberté, de voyage.

  1. Aide, calme intérieur et apaisement

La lecture est un accès immédiat à une émotion positive => sentiment d’apaisement, véritables moments de bien-être psychique, anxiolytiques qui dénouent les tensions intérieures. Montesquieu : Je n’ai jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé.

  1. Une évasion et une défense

La lecture permet l’acquisition de défenses psychologiques contre les événements de la vie.

Enfin un brin de lecture, pour rêver et se faire du bien :

INVENTAIRES FUTILES

Exemple d’inventaire : J’aime, je n’aime pas (Roland Barthes)

J’AIME :

La salade, la cannelle, le fromage

Les piments, la pâte d’amandes

L’odeur du foin coupé (j’aimerais qu’un « nez » fabriquât un tel parfum)

Les roses, les pivoines, la lavande, le champagne

Les oreillers plats, le pain grillé, les cigares de Havane,

Les promenades mesurées, les poires, les pêches blanches ou de vigne, les cerises, les couleurs

Les montres, les stylos, les plumes à écrire

Les entremets, le sel cru, les romans réalistes, le piano, le café

Le médoc, le bouzy

Avoir la monnaie

Marcher en sandales le soir sur de petites routes

Les Marx Brothers… Etc.

JE N’AIME PAS :

Les loulous blancs, les femmes en pantalon

Les géraniums, les fraises, le clavecin

Les tautologies, les dessins animés, Arthur Rubinstein

Les après-midi, Satie, Bartok, Vivaldi

Téléphoner

Les chœurs d’enfants, les concertos de Chopin

Les danceries de la Renaissance, l’orgue

Marc-Antoine Charpentier, ses trompettes et ses timbales

La fidélité, la spontanéité, les soirées avec des gens que je ne connais pas… Etc.

Et encore :

CHOSES QUI FONT BATTRE LE CŒUR

Sei Shônagon, Notes de chevet, Gallimard, 1985. 

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée d’encens.

Un bel homme, arrêtant sa voiture, dit quelques mots pour annoncer sa visite.

Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne vous voit, on se sent heureuse, au fond du cœur.

Une nuit où l’on attend quelqu’un. Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’averse que le vent jette contre la maison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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